Comment aider une personne déficiente visuelle ?

Traverser une rue / Comment guider une personne aveugle ? / Trottoirs et escaliers / Les transports en commun / Trouver un siège / Lire le courrier – échanger des courriels

déficiente visuelle n’est pas toujours chose aisée pour une personne voyante. Il y a bien sûr la « traditionnelle traversée de rue » mais il y a bien d’autres situations moins évidentes auxquelles nous pouvons être confrontés : monter ou descendre un escalier, trouver des toilettes ou un siège dans un parc…

Voici quelques exemples qui pourront vous être utiles.

 

Traverser une rue :

Il est souvent difficile pour une personne handicapée visuelle de traverser seule avec sa canne, surtout aux heures de grande circulation. Si vous pensez qu'elle a besoin d'aide, le mieux est de lui poser la question.

Il arrive parfois qu'une personne aveugle ou malvoyante qui attend le bus ou le tram au bord du trottoir, soit brusquement attrapée par le bras et entraînée de l'autre côté de la rue. Tout en se débattant, elle tente d'expliquer au « serviable » inconnu qu'elle ne souhaitait absolument pas traverser. Il vaut mieux demander : « Puis-je vous aider à traverser » ?

Comment guider une personne aveugle ?

Si une personne aveugle ou malvoyante vous demande de la guider, par exemple pour traverser, se diriger dans un restaurant ou dans un autre bâtiment, offrez-lui votre bras ou votre épaule. Ne poussez jamais la personne en avant, mais précédez-la. Autrement, vous auriez beaucoup de mal à la guider et elle ne se sentirait pas du tout en sécurité.

Trottoirs et escaliers

Les trottoirs et les escaliers ne doivent en aucun cas poser de problèmes au guide. Contentez-vous de signaler au bon moment un trottoir à monter ou à descendre. Il n’est pas nécessaire d’arrêter une personne aveugle ou malvoyante pour lui faire sentir le bord du trottoir avec sa canne blanche. Pour les escaliers, dites simplement : « Attention, nous montons (descendons) un escalier ». Vous pouvez aussi lui demander si elle préfère se tenir à la rampe. Si c’est le cas, posez sa main dessus ou dites-lui : « La rampe est à votre gauche (droite) ». Vous pouvez aussi signaler si l’escalier est grand ou petit. En tout cas, à la dernière marche, prévenez la personne que vous accompagnez. S’il y a le choix entre un escalier ordinaire ou un escalier roulant, la décision est toujours laissée à l’aveugle ou au malvoyant. Il faut toujours signaler clairement qu’on s’apprête à utiliser un escalier roulant.

Les transports en commun

C’est lorsqu’elles montent dans un bus, un tram, un train ou un métro que les personnes aveugles ou malvoyantes sont le plus souvent aidées ; du moins, si elles ne sont pas bousculées dans la cohue des heures de pointe, ce qui, heureusement, reste assez rare. Mais souvent, on « hisse » une personne handicapée visuelle dans la voiture, plutôt que de lui laisser la possibilité de monter normalement. Bien que cela parte d'un bon sentiment, c'est absolument superflu. Il suffira de la guider jusqu'à la porte de la voiture et poser sa main sur la rampe d’accès. Des jambes, elle en a ! Elle peut donc monter comme tout le monde. Ces conseils sont aussi valables pour la descente. Si vous montez ou descendez avec une personne aveugle ou malvoyante, guidez-la comme vous le faites d'habitude. Vous pouvez éventuellement lui dire si la marche est haute ou basse.

Dans le cas d'une automobile, il est important de signaler à quel endroit elle doit monter. Posez simplement sa main sur la portière ouverte et elle pourra s'orienter seule. Pour sortir, dites-lui s'il est possible d'ouvrir la portière et comment le faire.

Trouver un siège

C’est une idée fort répandue, mais néanmoins erronée, qu’il convient en toutes circonstances de donner le plus vite possible une place assise à une personne aveugle ou malvoyante. Le seul problème, c’est que, si elle cherche à s’asseoir, elle met du temps à trouver un siège. Vous pouvez l’aider en cherchant une place avec elle. Demandez-lui où et, éventuellement, près de qui elle veut s’installer. Il est facile de lui montrer un siège. Si vous posez sa main sur le dossier d’une chaise, elle sait aussitôt comment elle est disposée et peut s’asseoir sans difficulté. Vous pouvez également lui montrer s’il y a une table à côté d’elle.

Lire le courrier – échanger des courriels

Bien qu’on ait actuellement des outils technologiques capables de lire des textes manuscrits ou dactylographiés, une personne aveugle ou malvoyante demande souvent à une tierce personne de lui lire, entre autres choses, son courrier. Il faut faire preuve de tact et de discrétion lorsqu’on lit une lettre d’ordre privé (quand il est question d’argent, par exemple). En premier lieu, vérifiez si le nom de l’expéditeur n’est pas écrit sur l’enveloppe. N’ouvrez jamais une enveloppe sans qu’on vous l’ait expressément demandé. Il est important de lire exactement ce qui est écrit en évitant de parler trop vite. Ne commencez jamais par lire la lettre dans votre tête pour dire ensuite : « Oh, c’est une lettre d’amour de Vincent ».

Si vous souhaitez vous-même communiquer avec une personne handicapée visuelle, sachez qu’aujourd’hui un grand nombre de personnes déficientes visuelles maîtrisent l’informatique et peuvent communiquer par messagerie électronique. Veillez simplement à ce que vos envois soient accessibles, c'est-à-dire, notamment, que s’ils comportent des images, celles-ci soient accompagnées d’un texte de remplacement.

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