Une famille d'accueil qui a du chien !

Françoise Le Viavant est enseignante spécialisée auprès d’enfants handicapés visuels. Depuis 1988, de la maternelle à l’université, elle a vu des chiens guides accompagner ses élèves. Depuis 5 ans, grâce à un poste plus sédentaire, elle est donc devenue famille d’accueil pour l’Ecole d’Ile de France. En juin 2019, elle entre au Conseil d’Administration de l’Ecole d’Ile de France où elle anime la Commission Familles d’Accueil. Témoignage…

 

Une femme avec des cheveux gris avec son chien guide, un labrador noir

 

Françoise : « Le rôle d’une famille d’accueil est d’entourer le chiot et lui enseigner les règles de base : ne pas monter sur le lit ou le canapé, ne pas aboyer… La famille doit également l’emmener dans le plus d’endroits possibles pour l’habituer à sa future vie avec la personne déficiente visuelle. Bien entendu, des étapes sont à respecter : on n’emmène pas un chiot de deux mois et demi au cinéma, au risque de l’effrayer ! Pour le rassurer, ses premières visites au supermarché peuvent se passer dans le caddie avec une couverture. Ensuite, tout dépend des conditions de vie des familles.

Un bilan d’une semaine a lieu aux 6 mois du chiot, ce qui permet à l’éducateur de compenser les carences éventuelles. Des cours collectifs par tranches d’âge du chiot ont également lieu une fois par mois. Enfin, des rencontres individuelles avec l’éducateur, à domicile puis dans les lieux publics, une à deux fois par mois, permettent de corriger les problèmes. Avec l’éducateur, le chiot fait des choses que nous n’arrivons jamais à obtenir !

La méthode d’éducation que nous utilisons est dite positive : on récompense le chien par des croquettes et parfois on l’ignore lorsqu’il fait une bêtise. Jamais de cris, jamais de tapes. Et cela marche ! Un éducateur qui réussit est toujours très calme. Le chien doit être content de travailler.

Une fois le chien avec son maître déficient visuel, nous privilégions le maintien du lien. Les familles d’accueil, de week-end et de séjour sont invitées à la remise et les coordonnées sont échangées. Les familles ont besoin de savoir ce que le chien devient, s’il est heureux. Le chien de son côté fait toujours une fête phénoménale à sa famille d’accueil !

Ce projet correspond à un vrai besoin, mais permet aussi de faire connaître les chiens guides, leurs parcours et leur association. »