Mon chien guide, mes ailes

A 66 ans, Dominique Latgé est Présidente de l’ANM’Chiens Guides depuis 2017. Elle a été guidée par cinq chiens successifs depuis 1978 et les a tous gardés près d’elle à leur retraite. Aujourd’hui, elle fait équipe avec Fly.

 

A gauche et a droite deux chiens guides, des bergers australiens. Au milieu leur maitresse, une femme blonde avec des lunettes de soleil qui mets ses mains sur les deux chiens

 

« Pour moi, mon chien guide, ce sont mes ailes, ma liberté. Lorsque je circule à toute allure sur le trottoir grâce à lui, j’ai un sentiment proche de l’exaltation ».

Le chien guide constitue une aide à la mobilité. Il permet à son maître de se déplacer avec un maximum de confort car il évite les obstacles et pointe les objets dans l’espace (passages piétons, portes de train etc). Il est aussi force de proposition si le trottoir est obstrué, par exemple. Une telle fluidité donne l’impression qu’il n’y a aucun obstacle et le maître est sûr d’arriver à bon port. Ce que le chien peut faire dépasse parfois la technique qui lui est apprise.

 

La maître de chien guide et son chien fly, dans les escaliers

 

Bien sûr, son éducation continue à domicile et doit être entretenue au quotidien, faute de quoi l’équipe serait mise en danger à terme. Comme un enfant, le chien teste jusqu’où il peut aller et réagit aux attitudes ! Au fil des années, l'équipe gagne en confiance et en complicité, et une sorte d'osmose s'instaure, rendant encore plus fluide le déplacement.

Il faut toutefois se rappeler que le chien guide est à 75 % du temps un chien de compagnie. C’est pourquoi il doit être bien éduqué : il est constamment avec son maître. Il existe souvent une dimension fusionnelle ; la mise à la retraite est un véritable déchirement.

« C’est un être vivant et c’est un partenaire, il doit faire partie de la vie de son maître. »

 

Un berger australien, fly avec son gilet