Un postier au sommet des podiums

Entre une carrière au sein du groupe La Poste et un statut de sportif de haut niveau, Elie Zampin a réussi à force de ténacité et de solidarité à concilier son travail et sa passion. Rencontre au sommet avec ce  postier un peu particulier...

 

un homme qui se balade avec son chien guide dans la montagne

 

Elie Zampin débute sa carrière comme porteur de télégramme au bureau de poste de Megève. Malvoyant, il trouve des astuces pour mener à bien sa mission « j’utilisais une loupe pour lire les adresses » nous confie-t-il.  

Après avoir passé le concours de travailleur handicapé de la Poste, il rejoint le service de l’acheminement du courrier. « La solidarité dont ont fait preuve mes collègues m’a véritablement permis de maîtriser les tâches qui m’étaient confiées et de me sentir utile.»

 

En parallèle de son travail, il décide d’effectuer un premier stage handisport qui lui permet d’être sélectionné aux championnats du Monde de ski nordique en 1990. Commence alors sa carrière de sportif handisport et le début des podiums. Médaillé de bronze aux Jeux Paralympiques d’Albertville en relais et à Nagano sur 10km skate, il devient en 2000 Vice-champion du monde de biathlon. 

 

« Mon statut de sportif de haut niveau m’a permis d’être détaché 6 mois par an de mon travail de postier pour participer aux compétitions. » Participant à 5 jeux paralympiques, Elie mènera cette double carrière jusqu’en 2011 malgré une grave fracture de la jambe en 2008. « Je suis reconnaissant à mon employeur et ma famille ; sans leur compréhension, je n’aurais pas pu mener cette carrière de haut niveau. »

 

L’automatisation du tri à partir des années 2010, marque un tournant dans sa carrière, il travaille alors pour le service Ressources Humaines et depuis 2017, est mis à la disposition de la Fédération Sportive de l’ASPTT*, où il est référent handicap national. « Ma mission consiste à permettre aux personnes en situation de handicap de participer aux activités sportives de l’ASPTT, tous handicaps confondus. »

 

Après 10 ans de canne blanche, il reçoit en 2016 son premier chien guide. « Avec une canne, les gens se poussent, alors que le chien est un formidable vecteur de relations sociales. ».